fiancee« Je n'ai jamais vu autant de corbeaux qu'autour d'Isabelle. Dès l'aube ils noircissent les trois grands chênes qui dominent sa maison. Ils restent là des jours à observer ses gestes, ses pas, la douceur de sa vie. Je suis comme eux, je les comprends ». René Frégni marche chaque jour sur des chemins où ses filles ont couru, grandi, avant de partir vivre leur vie. Seul désormais, il sillonne inlassablement une Provence brûlée par l'été et le gel. Dans un décor âpre et sauvage, il croise d'étranges silhouettes ; un vieil homme sans mémoire regarde comme des fantômes les arbres qu'il a plantés, un truand qui a passé vingt-sept ans dans l'ombre des prisons lui raconte les lambeaux solitaires et violents de sa vie, une femme d'une mystérieuse douceur traverse des champs de neige suivie, de loin en loin, par un nuage de corbeaux. Comme une suite à Elle danse dans le noir , ce journal est un chant d'amour qui monte des vastes déserts de pierre et de lavande que l'on découvre dès que l'on quitte Banon, Manosque ou Moustiers-Sainte-Marie, un chant mélancolique et lumineux ; un voyage parfois cruel vers la tendresse et la beauté.

 

 

  • Editeur : Editions Gallimard (2 octobre 2012)
  • Collection : FOLIO
  • Langue : Français

 

 

Commentaires   

+1 #5 Florence 15-07-2015 09:32
J’ai ressenti l’écriture d’un homme apaisé, qui prend la vie comme elle vient, qui a un grand coeur. J’ai lu ce livre comme une belle après midi d’automne, après le feu de l’été et avant le renfermement de l’hiver. Comme un souvenir langoureux et chaud dans lequel on peut se blottir…
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+1 #4 Scarlet 15-07-2015 09:12
Je viens de vous connaître Mr FREGNI par la lecture de "la fiancée des corbeaux" et je tiens à vous dire mon admiration. Votre écriture est tellement fluide, intense de simplicité, vous avez un regard si poétique, tendre, émouvant, lumineux sur les gens, les choses, les paysages qu'on est emporté avec la sensation d'y être, de vivre à votre place ! Merci. J'ai hâte de vous lire encore...
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+1 #3 laghouati 15-07-2015 09:11
la Fiancée des corbeaux c'est l'air de la provence, celle de Giono, de Pagnol.. celle de la beauté du quotidien , du chant des oiseaux du souffle du monde, de la décrépitude des hommes et de la tendresse infinie que vous éprouvez pour eux dans leur humanité misérable, vertigineuse, brûlante ...je ne vous connaissais pas...quelle somptueuse rencontre... merci à votre ami Roberto de m'avoir fait introduite dans votre univers... Il y a juste quelques heures au salon du livre de Nice...Gabriell e
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+1 #2 Isabelle 15-07-2015 08:57
Un petit commentaire de la part de Maîtresse Isabelle de l'ITEP d'Aix en Provence et non pas de l'école maternelle du joli petit village provençal de Vinon. Nous nous sommes rencontrés à la fête de la lavande de Sault où par hasard je flânais au travers des livres où mon regard a été attiré d'abord par l'image puis ce titre: "la fiancée des corbeaux" qui pour je ne sais quelle raison fit écho en moi. "Tout droit sorti d'un songe" je réapparais sous forme virtuelle pour vous dire comme j'ai apprécié votre roman. Imprégné de vérité et de terroir provençal que j'aime énormément. Ce n'est pourtant que ma région d'adoption, au contact des locaux j'ai appris qu'on ne devient pas provençal on naît provençal, c'est presque une empreinte génétique... Par le plus grand des hasards, j'ai terminé votre roman hier au pied du lac d'Esparron . En reprenant le chemin des Bouches du Rhône, j'ai fait un petit détour pour passer par Vinon dans l'hypothèse où j'aurais pu apercevoir cette fiancée des corbeaux. Peut être nous recroiserons-no us un jour lors d'un atelier d'écriture avec mes élèves qui ont des troubles psychologique et ou psychiatriques. .. Car j'ai pu voir que vous connaissiez bien le monde de la psychiatrie où schizophrénie, psychose et dépression nous montrent comme la réalité est bien subjective ...
Isabelle
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+1 #1 Sidonie 15-07-2015 08:47
...la même exaltation naïve et inquiète qu’une première rencontre provoque… L’espoir de la surprise, la promesse d’une longue histoire ricochant de livre en livre.

Alors j’ai plongé dans votre univers qui instantanément m’a semblé mien, comme si l’intimité à laquelle vous nous invitiez me parlait d’une voix intérieure. J’ai retrouvé les lieux que j’aime. Le plateau de Valensole, les oliveraies, Manosque et ses terrasses ombragées… J’ai retrouvé les parfums et les couleurs infinies des saisons rythmant la Provence. Celle de Giono, celle de mes 20 ans… Et puis, l’émotion m’a cueillie devant le rouge d’un simple bol…

Et vint la frénésie. Les chemins noirs, Les nuits d’Alice, Elle danse dans le noir (comme j’aurai aimé aimer ainsi ma mère), Tu tomberas avec la nuit, On ne s’endort jamais seul…

Il y a dans vos récits tellement de tendresse pour nos imperfections humaines, nos élans et nos doutes, tellement de bienveillance et de générosité dans le partage de nos brèves existences. Vous habillez de poésie les égarements de la vie, les hommes frustrés, les femmes blessées, dans une langue simple, directe, qui n’a pas peur d’avancer nue.
Je me suis lovée contre vos personnages. Aujourd’hui ils m’ accompagnent.
Comment vous remercier pour tout cela ? Je parle de vous à mes amis, j’en fais vos lecteurs pour avoir le plaisir de revivre avec eux toutes ces émotions.
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